Le jour se lève à peine,
Je suis déjà debout,
Et déjà je promène une larme sur mes joues.
Le café qui fume,
L'ascenseur qui m'attend,
Et le moteur que j'allume,
M'aident à prendre lentement,
Prendre ma place dans le trafic,
A prendre ma place dans le trafic.
J'aimerais que quelqu'un vienne et me délivre,
Mais celui que je viens de choisir
M'a donné juste assez pour survivre,
Et trop peu pour m'enfuir.
Je reste prisonnier de mes promesses
A tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur la laine épaisse
Et qui m'obligent au bout de chaque nuit,
A prendre ma place dans le trafic,
A prendre ma place dans le trafic.

Et quand je veux parler à personne,
Quand j'ai le blues,
Je vais décrocher mon téléphone,
Je fais le 12,
Je suis un mutant, un nouvel homme.
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir.
Je regarde s'éloigner les rebelles,
Et je me sens à l'étroit dans ma peau,
Mais j'ai juré sur la loi des échelles,
Si un jour je veux mourir tout en haut,
Il faut que je prenne ma place dans le trafic,
Que je prenne ma place dans le trafic.

Et quand je veux parler à personne,
Quand j'ai le blues,
Je vais débrancher mon téléphone,
Et je fais le 12.

Parce que quoique je dise,
Quoique je fasse,
Il faut que passent les voitures noires.

Je suis un mutant, un nouvel homme,
Je ne possède même pas mes désirs,
Je me parfume aux oxydes de carbone,
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir.
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues,
Que déjà mes enfants savent
Qu'il faudra qu'ils s'habituent,
A prendre ma place dans le trafic,
A prendre ma place dans le trafic,
Ma place dans le trafic.




Ваше мнение



Капча